Ordinaire comme feeling

10 06 2008

Triste suis-je.

En mottons le coeur ai-je.

Au Québec réside mon cul.

En Russie trippe Francis.

Depuis dimanche, mon ami Francis de Québec est à Moscou pour l’été, pour “étudier” l’architecture russe.

Pendant ce temps, je suis nostalgique, dans ma froide et humide-mais-pas-trop-car-j’ai-un-déshumidificateur chambre. Pas de voyage avant au moins un an… Par contre, j’ai trouvé un moyen de soulager temporairement cette tristesse et, par la bande, alimenter mon blogue: je vais retranscrire des pages du journal que j’ai tenu pendant mon voyage. Je crois que c’est divertissant et ça me fait un peu de bien quand même.

Ça me tente de vous faire lire l’extrait des 5-6-7 juin 2005, qui est une partie d’une excursion à St-Pétersbourg. Le texte entre crochets est des notes que j’ajoute pour vous aider à comprendre certains trucs.

dimanche 5 juin 2005

Après une nuit pas trop continue (je me suis réveillé plusieurs fois), nous [moi et Charlotte, une autrichienne] sommes arrivés à St-Pet, accueilis par la pluie. Pas une grosse pluie, mais quand même. Après avoir marché longtemps pour trouver la putain de toilettes des hommes [je suis pas sûr si c'est ce que j'avais écrit], on a essayé de trouver l’obshi [la résidence] à 100-150 roubles [à l'époque, 1$ can = 21-22 roubles]. En vain. Nous sommes revenus à la gare et on a trouvé une chambre à 700 roubles pour deux. On a grignoté un peu: shaourma [un genre de chishtaouk avec beaucoup d'ail et de la crème sûre russe... humm].

Nous nous sommes dirigés vers la chambre. Vraiment cool. Le monsieur qui s’en occupe est très accueilant. On a deux lits et l’accès à la chambre de bain et à la douche au bain. Ce qui est excellent, c’est que c’est en plein centre et que l’on s’y rend en 5 minutes à pied du métro. Je me suis lavé un peu à la débarbouillette [passage particulièrement intéressant du voyage!] et nous sommes partis vers 14h30 vers le musée russe. C’était bien, mais pas à fourrer à terre. Après 2h30, nous étions tannés. On s’est dirigé vers la station ladojskaya pour acheter notre billet de train pour demain soir pour Petrozavodsk. On a aucune idée de la durée exacte du trajet, mais ce que l’on sait, c’est que l’on va passer une journée à visiter Kiji et peut-être Valaam et ensuite Charlotte va retourner à Moscou et moi à St-Pét.

Maintenant, il est 19h15 et on relaxe (bière et chips) et on va aller souper t’à l’heure. Aujourd’hui, j’ai eu ma première dose de vraie liberté en 4 mois quand nous sommes partis avec la clé de notre chambre où on aura accès à n’importe quelle heure de la nuit. Yé! Pas d’agents de sécurité qui barrent la porte à 1heure.

Il est 21h35 et on se réveille de notre petite sieste. On va trouver un endroit où souper. Après avoir marché vraiment longtemps, vers 23h30, on a mangé du McDo parce que tous les putains de restos étaient fermés. On s’est ensuite promené jusqu’à 2h15. Il a fait clair jusqu’à 23h et le ciel s’est couvert et assombri. Il est 2h35 et on voit que ça commence déjà à s’éclaircir au loin. La nuit n’est pas complètement blanche, mais elle ne reste pas noire longtemps.

Bonne nuit. Demain, Poushkine et Pavlovsk. On a de la misère à s’endormir, on se fait bouffer par les maringouins! Une chance que j’avais apporté ma crème à mouche.

lundi 6 juin 2005

10h35, la douche est prise. Le sac est prêt. On part bientôt. On est allé déjeuner au café Marko pour manger une salade de goberge et un grilled cheese [la gastonomie russe!]. On s’est dirigé en face de l’Hermitage pour prendre le bateau: on a changé de plan. Petrodvorets au lieu de Poushkine et Pavlovsk.

Une super belle journée. Il a plû qu’à la fin, lorsque nous étions bien tannés. On a eu des moustiques, mais on les a vite exterminé. Il est 17h et on est dans le bus du retour. On a faim et il pleut! La ride de métro fût pénible, tellement nous avions faim. Sur Nevskii prospekt, on a abouti dans un restaurant que Charlotte connaissait déjà où pour 325 roubles j’ai eu droit à une succulente soupe, une bière brassée maison, du pain et une longue saucisse au bacon svec du chou et de la sauce tomate. Il est 19h40 et on a fini de manger et payer. What to do next? On va peut-être aller acheter de la bouffe pour le train. Il faut passer le temps avant 22h13…

Je sais pas mais on dirait que Charlotte est très fatiguée…

Il est 22h20 et nous sommes dans le train, avec une petite fille et une demoiselle (sa mère). Ça va être tranquille. Le ciel est encore ensoleillé (en fait, après la pluie d’aujourd’hui, il faudrait pas que je dise “encore”, mais plutôt “enfin”.

Il est 23h30 et il fait clair. Wow! J’ai terminé de faire une liste des choses que je veux voir à mon retour à St-Pet. Je dois rester 2-3-4 jours de plus, c’est un must.

mardi 7 juin 2005 [elle est excitante cette journée, je vous le jure]

Osti de caissière de marde! Elle nous a vendu le dernier wagon et on s’est fait réveillé toute la nuit par le monde qui allait aux toilettes ou fumer. J’ai eu chaud en plus dans mon sleeping. Il est 6h10 et on arrive bientôt.

Nous sommes arrivés vers 6h50 avec un super soleil. On a prit le trolleybus pour se rendre à la gare de bateau. Charlotte est très fatiguée et susceptible. Nous sommes allés acheter nos billets pour Kiji: 900 roubles aller-retour. Après avoir grignoté et vu la Place Lénine, on s’est séparé et je suis allé me promener tandis qu’elle se reposerait. Excellente idée!

Je me suis perdu, j’ai flâné, j’ai acheté des trucs, bu du kvas, etc. Vraiment l’fun. Un mal de pied, une envie de pisser et le bateau à 13h m’ont fait revenir à la gare où j’ai été accueilli par Charlotte à la sortie de la toilette.

J’ai vu des billets de 10 roubles dans la poubelle de la toilette.. 10 roubles… c’est juste bon pour se torcher avec alors…

On a embarqué dans le même genre d’embarquation que celle pour aller à Petrodvorets. Ça a prit 1h15!! C’était vraiment l’fun par exemple. Charlotte dormait et j’ai pu sorti à l’extérieur pour prendre quelques photos.

Arrivée sur l’île. Wow! On est speech- et breath-less devant de tels chefs-d’oeuvre.

Comme notre billet de retour est à 16h15, on ne s’est pas éternisé là quand même. Super belle journée. Le retour, quel retour? Je me suis réveillé directement à Petrozavodsk. Il me reste 6h15 à passer ici. Il fait super beau! See you in the train.

Me revoilà! [un cas de schizophrénie refoulé] Il est 22h45 et je poursuis ma chance: encore une place en bas dans le train. Je ne suis pas avec des saoulons. Ouf! Bonne nuit.

Bon, j’avoue que c’était pas le périple le plus passionnant, mais ça m’a fait du bien et en plus, j’ai pu intégrer des photos des cathédrales de Kiji, des joyaux d’architecture.

Je vais pouvoir dormir, l’âme un peu moins triste.





C’est Bell et bien de la marde

30 05 2008

Ça y est.

Je suis en criss.

Remontons dans le temps, 1 minute avant de devenir furax.

Après avoir été un instant jaloux d’une amie qui s’est téléchargé l’hymne russe sur son cellulaire, je me dis que je pourrais me payer le luxe de m’acheter ma première sonnerie sur mon Samsung r610. Un gros investissement (3,50$), mais qui saura impressionner la galerie et me caresser l’âme russe à souhait.

En effet, je trippe en voyant une sonnerie appelée «From Russia with love», le titre d’un James Bond. Je saute sur Youtube et je déniche ce vidéo, réconfortant encore une fois mon coeur soviétique:

Recevoir un appel from Russia with love… wow! Je prends un shooter de vodka et un cornichon tellement je suis excité…

À go j’effectue l’achat. Aveuglément, car Bell n’offre pas la possibilité de préécouter…

Go!

Ustensils d’église!! (Merci Martin Dalair pour cet euphémisme)

Je me rammasse avec ceci:

sonnerie_de_marde.wav

Vous pouvez imaginer ma déception…

Comment vous y prenez-vous pour télécharger des sonneries sur votre cellulaire? Il y a des échappatoires possibles? Comment faire pour tuer Jules et Bertrand?

Des questions sans réponse…





Tatoo russe, encore

12 05 2008

Étrangement, je ne semble pas la seule personne s’intéressant aux concepts de tatoo et de Russie ensemble puisque les requêtes provenant de Google vers mon blogue se multiplient et mon billet sur mon intention de me faire tatouer d’quoi su’l chest est le plus lu, et de loin…

Alors au lieu de faire un troisième edit sur le billet original, je publie du nouveau stock. Pas fou, malgré les apparences, le p’tit Almatois ne bloguant que depuis deux semaines mais s’amusant déjà à se backlinker à profusion ;)…

Donc, après quelques heures de gossage sur Paint (I suck at Gimp…), voici la dernière ébauche de mon tatoo.

Après avoir pas mal tout enlevé les références à la religion, je cherche encore quoi mettre dans la serre droite…

Any comments, ideas, opinions, critics are more than welcome :D

edit: Selon mon amie Tanya, il y a encore des références à la subculture criminelle russe… shit.





Comment je russophilise le Québec

8 05 2008

Je vous raconte une belle histoire en cet après-midi pluvieux, même si - comme le soulignait Jean-Luc (j’ai perdu la référence exacte…) - les probabilités que vous la lisiez est plus faible qu’à l’ordinaire.

Automne 2000: Je rencontre pour la première fois Émile lors de son initiation en Sciences Pures au Cégep d’Alma, après avoir découvert quelques mois auparavant son site d’humour. Initation que j’organise avec deux amis, Louis et Mathieu, et qui consiste principalement à boire de la bière et être malade à cause des antibiotiques. En tout cas, je croyais que c’était ça le concept moi… je dois être le seul à l’avoir compris comme ça, étendu dans le parking du cinéma ;)

Automne 2003: En choisissant une langue autre que l’anglais pour compléter mon bacc, je sélectionne presqu’au hasard le russe. Une formidable aventure commence.

Avril 2008: Émile fait de la pub pour une nouvelle blogueuse. Je la blogrolle et la lis régulièrement.

Mai 2008: Tandis que je perds des minutes précieuses (pas tant que ça quand même) sur les différents blogues auxquels je suis abonné, je clique sur Petite Fille, dans le blogroll de Mademoiselle.

À date, vous me suivez. Je ne pose pas la question, j’affirme car je vous sais intelligents et allumés, même s’il pleut.

5 mai 2008: Petite Fille publie un billet intitulé Kaliayev où j’apprends qu’elle trippe Russie.

Je la mets en contact avec ma prof de russe et elle s’inscrit à un cours intensif qui commence lundi passé…

Voilà, c’est comme ça que je russophilise le Québec. Tout ça à l’aide d’Émile, un agent undercover du FSB (l’ancien KGB).





Tatoo russe

28 04 2008

Je veux un tatoo.

Pendant longtemps, je me suis accroché à la phrase suivante pour justifier mon refus d’arborer une tache d’encre.

« Tatoo : preuve indélébile d’une folie passagère »

Mais voilà le hic: ça fait 2 ans que cette folie est passagère…

Pourquoi veux-je un tatoo? (NDLR: rack à essui-tout que c’est laid “veux-je”!)

Mes voyages en Russie (principalement le premier, en 2005, durant lequel un blog est né) m’ont à ce point bouleversé que j’aimerais garder une trace autre que celles que j’ai en tête.

Pour se faire tatouer, il faut connaître 2 choses importantes:

  1. un endroit;
  2. l’image à tatouer.

Pour l’endroit, pas de problème: dans le milieu de la poitrine, entre les pectoraux. Direct sur l’os. Comme ça j’éviterai que le tatoo ne flétrisse comme le feront ceux sur les gros biceps gonflés.

50% de fait.

Pour l’image, c’est là que ça se gâte. J’ai fait une première ébauche sur Paint (ishhh!) il y a déjà plusieurs mois afin qu’une amie à moi, Tatiana, puisse y jeter un coup d’oeil et me donner des idées. Mon essai ne lui a pas plû. En fait, elle n’était pas contre les coupoles ou les écritures (Nietou doma, nietou flaga - pas de maison, pas de drapeau - le titre de mon groupe de musique russe préféré 5′nizza, inspirant la liberté et l’ouverture sur le monde).

La raison pour laquelle mon ébauche n’a pas plû à Tatiana est simple:  les coupoles font partie intégrante des tatoos de prisonniers en Russie. Shit.

edit: Je viens de trouver un article super intéressant sur les tatoos criminels en Russie. On y apprend entre autres que les tatoos sont habituellement fait d’un mélange de suie de talons de soulier brulés mélangée à de l’urine. Hum. De plus, toujours selon cet article,

The number of dome towers (cupolas) indicates either number of prison terms or number of years of the sentence.

edit2: Pourquoi pas les armoiries de Russie? Il me semble qu’avec une touche de blanc-bleu-rouge, ça pourrait être beau.

Je dois reprendre la réflexion. À suivre.





Enwoueille! Let’s go! Davaï!

18 04 2008

Ça y est, je blogue.

En fait, ceci est ma deuxième tentative. En effet, en 2005, j’ai tenu de façon très sporadique un blog de voyage. L’accès plus fréquent à un ordinateur ainsi que la facilité d’utilisation de la plate-forme wordpress m’encouragent à me réessayer.

De toute façon, comme je le disais à M. Leclerc tout à l’heure au Sacrilège, I don’t blog to be read; I blog to write.

Je le fais pour moi, et comme je n’ai pas de vie privée (d’où le nom de ce blog), je ne me gêne pas à publier ça en ligne.

Write in English, pisat’ po-roussky.

J’ai déjà plein d’idées qui foisonnent.

Blogosphère, j’arrive!